Magnifique voyage au fil du Mékong, du nord du Laos, au sud du Cambodge… Temples bouddhistes, trésors d’Angkor majestueux… rencontres… culture, cuisine… Gentillesse des habitants…
Des souvenirs précieux… et quelques photos…

Le voyage commence à Luang Prabang une petite ville nichée au milieu de montagnes recouvertes de végétation luxuriante, à la confluence du Mékong et de la rivière Nam Khan dans un environnement naturel préservé.

Un voyage au Laos, c’est aussi une destination aux accents spirituels, avec le bouddhisme présent partout. Une philosophie de la vie qu’on retrouve dans ses nombreux temples à l’architecture audacieuse, mais surtout qui a imprégnée l’esprit d’une population locale discrète, presque nonchalante mais tellement envoûtante.

Il est 5 heures du mat… les moines sont éveillés… nous aussi…

… et nous assistons à la procession quotidienne des moines.

Chaque matin, les habitants s’assoient sur des petits tabourets au bord des rues pour offrir principalement du riz gluant, mais aussi des fruits ou des mets simples, aux moines vêtus de leur robe safran …

À cette heure paisible, les rues s’éveillent doucement, baignées par la lumière du lever du soleil, créant une atmosphère propice au recueillement.

En silence, les moines bouddhistes quittent leurs monastères et avancent en file ordonnée, pieds nus, vêtus de leurs robes safran. Chacun porte un bol à aumônes destiné à recueillir les offrandes alimentaires. La procession se déroule sans paroles, dans une discipline empreinte de sérénité, reflétant les valeurs fondamentales du bouddhisme Theravāda.

Le palais royal de Luang Prabang offre une plongée exceptionnelle dans l’histoire du Laos.

Ancienne capitale royale, Luang Prabang conserve l’élégance d’un autre temps. Le Palais Royal, aujourd’hui musée, rappelle la grandeur du royaume lao. Dans ses salles paisibles, on découvre les souvenirs d’une monarchie disparue, des objets sacrés, des trônes et des fresques qui racontent l’histoire du pays et de ses rois.

Le pavillon Haw Pha Bang 

Ce pavillon abrite la statue sacrée du Bouddha Phra Bang, un trésor national au Laos. Typique de l’art sacré lao, ce sanctuaire présente un toit à plusieurs niveaux aux extrémités relevées. La façade en bois recouverte de feuille d’or est ornée de motifs floraux et bouddhiques.

Puis vient le moment de quitter la ville par le fleuve. À bord d’un long bateau de bois, on glisse sur les eaux tranquilles du Mékong, ce fleuve mythique qui traverse toute l’Asie du Sud-Est. Les rives défilent lentement : villages sur pilotis, enfants jouant près de l’eau, pêcheurs lançant leurs filets au soleil levant. Les collines couvertes de jungle plongent dans le fleuve, créant un paysage sauvage et majestueux. Au fil du courant apparaissent d’anciens lieux liés au pouvoir et à la spiritualité.

En descendant le cours du Mékong, le paysage se transforme en un tableau vivant : collines couvertes de jungle, falaises calcaires et petits villages de pêcheurs se succèdent le long du fleuve. Ici et là, d’anciennes résidences royales ou demeures historiques s’élèvent au bord de l’eau, témoignant de l’importance du Mékong comme voie de communication, de commerce et de pouvoir.

Le voyage le long du Mékong devient alors une traversée du temps. Entre temples, anciennes résidences royales et villages traditionnels, chaque étape raconte un fragment de l’histoire du Laos. Ici, le fleuve n’est pas seulement une route : il est l’âme du pays.

Première étape le village de Chomphet juste en face de Luang Prabang

Après avoir monté une bonne centaine de marche, au trouve le temple Wat Long Khun, autrefois fréquenté par la royauté laotienne. Aujourd’hui superbement restauré, il est « gardé » par 3 moines qui vivent ici… Les chanceux…

L’histoire du temple lui confère un côté très mystique et d’ailleurs pour les plus sensibles, je trouve que cet endroit dégage énormément d’énergie.
Les rois venaient y méditer avant d’accéder au trône et c’est encore un lieu de méditation pour les moines aux pleines lunes et nouvelles lunes.
Le temple date du XVIII siècle, et les peintures intérieures racontent les dix vies de Buddha.
Endroit sublime, énergie assurée….

Juste à côté, à 50 mètres se trouvent 3 étranges « lascars »… notre guide nous dit que ce sont  Phra Lak Phra Ram (ພຣະລັກພຣະຣາມ, pʰra lak pʰra raːm) est la version en lao de l’épopéeindienne du Ramayana. Son titre réunit les noms, en langue lao, des deux héros de l’épopée, Lakshmana et son frère Râma.

Quant au personnage du milieu je reste perplexe…

En tous les cas apparition magique en pleine nature…

Le Phra Lak Phra Ram (ພຣະລັກພຣະຣາມ, pʰra lak pʰra raːm) est la version en lao de l’épopée indienne du Ramayana. Son titre réunit les noms, en langue lao, des deux héros de l’épopée, Lakshmana et son frère Râma

Au fil du courant nous faisons une halte à Ban Chan – le village des potiers.

Un village forcément touristique, mais aujourd’hui nous sommes curieusement seuls… Super…

Etape suivante Le village de Ban Xang Khong,

Charmant village sur les berges du Mékong connu pour ses ateliers de tissage et son papier traditionnel Saa fait à partir d’écorce de mûrier. Ici vous pouvez vous arrêter à Ban Xang Hai pour assister à la confection du fameux alcool de riz « lao lao » et même en déguster.

Connu autrement comme le Village du Whisky, le village de  Ban Xang Hai ouvre la porte à la découverte de la production du fameux Lao-lao, boisson alcoolisé traditionnel, faisant partie intégrante de la vie des Laotiens. 

Auparavant, le village de Ban Xang Hai constituait une distillerie de whisky. Les archéologues y ont découvert des pots datant de 2000 ans et plus. C’est le village où l’on se rend pour découvrir de près la production du whisky traditionnel à base de riz du Laos.

Le riz additionné de levure est placé dans un récipient, couvert par un linge et exposé au soleil pour fermenter. Après une dizaine de jours de fermentation, le riz est placé dans un tonneau pour en extraire l’alcool par distillation. La distillation s’effectue dans un tonneau.

Au milieu du village, on peut y contempler un grand nombre de merveilles. En effet, on y trouve de splendides temples et sanctuaires. Vous y rencontrerez également les moines qui y vivent.

On trouve également dans ce village des ateliers de tissage de la soie, et de fabrication de papier Saa. On peut affirmer que les soieries tissées à la main laotiennes seront très appréciées des touristes.

Connu également pour son papier traditionnel Saa fait à partir d’écorce de mûrier.

Plus loin, les célèbres grottes de Pak Ou, sanctuaire spirituel accroché aux falaises surplombant le fleuve, abritent des milliers de statues de Bouddha déposées au fil des siècles par les fidèles et les rois du Laos. Ces lieux sacrés rappellent combien le fleuve et la spiritualité sont intimement liés dans la culture lao.

En revenant à Luang Prabang, nous avons été un peu étonnés de voir sur un petit étal sur le trottoir ce saladier plein d’œufs un peu bizarre.

Après renseignement, nous avons été encore plus étonnés.

Nous avons appris que « l’œufs Balut » était d’un œuf de cane, de poule, de caille ou de canard qui a été fécondé et couvé pendant près de dix-huit jours (le fœtus éclot normalement après 29 jours), avant d’être cuit à la vapeur et légèrement salé. Soit, une sorte d’œuf à la coque qui renferme un embryon mort presque entièrement développé : quand on l’ouvre, on peut aussi bien distinguer sa tête que, son bec, son squelette, ses pattes, ses veines et même quelques-unes de ses plumes duveteuses. 

Pour ceux qui osent franchir le pas, le Balut promet une découverte gustative inoubliable, à la fois audacieuse et riche en sensations.

Nous n’avons pas essayé… ni montré de photos plus détaillées trouvées sur Internet… Surprenant…


Après ces quelques jours uniques nous quittons Luang Prabang pour Ventiane. Par le rail.

Transition violente lorsque nous arrivons à la gare de Luang Prabang. Un choc.

Gigantesque, architecture moderne inspirée de motifs laotiens, toiture évoquant les temples traditionnels, décor mêlant style laotien et design chinois contemporain.

Coté sécurité des règles de sécurité extrêmement stricte comme dans un aéroport

La ligne Vientiane–Kunming est l’une des infrastructures les plus spectaculaires construites en Asie du Sud-Est ces dernières années. Elle relie la capitale du Laos, Vientiane, à Kunming, la capitale de la province chinoise du Yunnan.

Elle fait partie d’un projet ferroviaire beaucoup plus vaste appelé corridor Kunming–Singapour, qui doit à terme relier la Chine à toute l’Asie du Sud-Est par le rail. 

Un chainon des Nouvelles routes de la soie

A terme, cette nouvelle ligne de chemin de fer doit permettre à la Chine d’accéder au gold de Siam et au réseau ferré de l’Asie du Sud-Est en permettant la liaison ferroviaire entre Kunming, capitale de la région chinoise du Yunnan et Singapour via la Thaïlande et la Malaisie. 

Depuis l’ouverture de la ligne, fin 2021,  le nombre de voyageurs a explosé : plus de 60 millions de passagers ont déjà utilisé ce chemin de fer en quelques années.

… et dans la gare des trains entiers de containers… Mais où vont ils ?

D’où le nombre de chinois très important au Laos…

Arrivés à Ventiane… Visites incontournables…

Le Pha That Luang forcément qui est le monument le plus sacré du Laos. Grand stupa doré de 45 m de haut. Symbole national du pays.

Ainsi que le Wat Sisaket qui est le plus ancien temple encore debout à Vientiane.

Puis le Bouddha in Chanthabuly… magnifique…

De Ventiane à Champassak

… Nous allons directement au site de Wat Phou 

Le Wat Phou (ou Vat Phou) est l’un des sites archéologiques les plus fascinants du Laos. Situé dans la province de Champasak, au sud du pays près du Mekong, ce complexe de temples khmers est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001.

À l’origine, le site était un sanctuaire hindou dédié au dieu Shiva. La montagne sacrée située derrière le temple, appelée Phou Khao, était considérée comme la demeure divine. 

Plus tard, à partir du XIIIe siècle, le temple a été progressivement transformé en lieu de culte bouddhiste, ce qui explique la présence de statues de Bouddha dans les ruines

Passé les anciens temples… on prend l’allée monumentale jalonnée de bornes identiques à celles de Banteay Srei, menant au sanctuaire.

Dans la cosmologie hindoue, traverser cette allée représente un passage symbolique :

on quitte le monde ordinaire

on avance vers la montagne sacrée Phou Khao, assimilée au mont Meru

on se rapproche du sanctuaire dédié autrefois à Shiva

Cette mise en scène du parcours spirituel se retrouve aussi dans les temples de Angkor Wat, héritiers de la même tradition architecturale khmère.

Pour accéder au sanctuaire principal, il faut gravir plusieurs volées de marches pas très carrossableet bien pentues…dont une grande partie est bordée de frangipaniers centenaires.  Ça se mérite d’arriver jusqu’au temple…

Après l’ascension épuisante jusqu’au sommet, on découvre le sanctuaire qui domine les environs et offre une vie sensationnelle. Derrière les immenses arbres qui rendent l’atmosphère envoûtante, une source sacrée coule des rochers. L’émerveillement est assuré.

Belles rencontres dans la descente…

Au revoir le Laos… on a tellement aimé…

Pour aller de Paksé à Siem Reap au Cambodge, nous embarquons à l’Aéroport international de Paksé

Le plus cool aéroport vu depuis longtemps

Calme et simple, peu de passagers, formalités rapides et embarquement à pied vers l’avion sur le tarmac. Le seul, le notre.

Aux comptoirs d’enregistrement les passagers déposent leurs bagages sur une balance indépendante posée devant le comptoir puis passent immédiatement au contrôle de sécurité simple aussi.

Vraiment très très cool

Mais avant de quitter ce pays tellement attachant je ne peux pas ne pas rappeler cela :

… il ne faut pas oublier que le Laos…

… est le pays le plus bombardé du monde.


Le 23 juillet 1962, la conférence internationale de Genève reconnaît au Laos son indépendance et sa neutralité, interdisant toute présence militaire sur son sol.
Lorsque la guerre du Vietnam éclate en 1964, les Etats-Unis bombardent l’est du territoire laotien, malgré son statut. L’opération américaine vise à couper les voies de ravitaillement des combattants nords-vietnamiens, alliés aux communistes.

En tout, plus de deux millions de tonnes d’explosifs sont lâchés entre 1964 et 1973. Ce qui fait du Laos le pays le plus bombardé au monde. 

Environ 30% des bombes n’ont pas explosé. Aujourd’hui, elles sont encore cachées sous terre, essentiellement le long de la frontière avec le Vietnam, comme le montre cette carte de l’AFP.

La Suite est en préparation… et sera très rapidement disponible…